la Vie d'un Triathlète

On partage ?!
A l’aube de la «rentrée» sportive, j’aimerai parler d’un sujet qui pourrait nuire à la motivation où à l’entraînement lui-même, d’autant plus lorsque la reprise n’est pas toujours évidente. Ce mois de coupure (ou plus pour certains) est synonyme de « lâchage », de champagne, chocolat, loisir, famille, fête, et de soirée en amoureux au coin du feu, pour les plus chanceux.
Malgré tout, les fourmis dans les jambes commencent à se faire sentir, les baskets nous manquent, sans oublier le vélo qui rouille à vue d’œil. Mes préoccupations se divisent donc en deux. D’une part, l’amour que je porte à l’égard de ma famille ainsi qu’à mes proches et d’autre part le dévouement passionnel dont je fais preuve pour mon sport (duquel nous connaissons tous d’ailleurs, l’exigence tant au niveau psychologique que physiologique et à tous les niveaux de performance).
En effet, je fais donc allusion au problème de l’envie de nous consacrer à ceux qu’on aime, quand ce sport si solitaire, dans le quel on s’enferme parfois, nous enlève de notre environnement affectif… Mais ce n’est pas tout, bien au contraire, car de la réciprocité de ces sentiments, découle la jalousie ou même de la pseudo-compréhension des personnes qui nous entourent, qui nous aiment également, qui nous soutiennent et nous encouragent, mais aussi qui désireraient nous voir plus souvent…
En d’autres termes, notre passion est pour nos femmes, maris, enfants, parents et amis une kidnappeuse sans pitié, voir même une maîtresse avec la quelle le temps s’arrête, nos ailes se déploient pour nous laisser respirer enfin, s’envoler, s’évader, vivre.
Peut être que beaucoup, s’entraînant entre pottes ou même en famille, ne se sentirons pas concerné par ces propos, mais qui n’a jamais entendu : «t’as encore une compète ce week-end!», ou «Tu vas encore passé 3 heures sur ton vélo!?», et enfin la palme : «Et nous alors, tu pourrais faire un effort!». Il n’est pas toujours facile de choisir et de satisfaire tout le monde. Non, nous ne somme pas des «lâcheur» sans coeur pour autant. Au contraire, nos petits cœurs fragiles ont besoin de soutien, d’affection et de support morale. C’est d’ailleurs ce qu’il manque, je pense, a beaucoup qui tentent d’atteindre le haut-niveau…
Pour conclure, laissez moi vous dire quelque chose à propos du triathlon… Ce n’est pas juste un sport, c’est une sensation… Si vous la percevez, vous pouvez la comprendre. Ces 3 disciplines couplées en une, c’est la liberté. La liberté d’être ce que vous voulez être, peu importe votre niveau, peu importe vos objectifs, dans ce sport tout le monde s’évade, c’est ça l’esprit du triathlon!
Je me bas, je repousse mes limites, je cherche à atteindre les objectifs que je me suis fixés, et au delà parfois même de l’effort, c’est ce but au bout du chemin qui me permet de m’évader loin de la vie monotone qui continue autour de moi. Ce monde de contrainte, d’autorité, de peur, de responsabilité. Pour ma part, il est vrai que parfois, la vie d’où je m’évade est étroitement liée à celle vers laquelle je m’envole. Mais ces deux sensations sont complètements différentes, il faut tout de même faire la distinction très nette entre le besoin de respirer et l’envie de battre des ailes pour monter plus haut encore.
Ce n’est peut être pas facile de trouver un but, mais encore faut-il chercher, et surtout ne pas baisser les bras au premier obstacle.

Voilà, après une reprise brutale par un stage en altitude à l’Alpes d’Huez, suivi d’un autre à Antibes en compagnie de la Préparation Olympique, je dédis ces quelques mots à mes amis, ma famille, ainsi que ma copine, si elle ne m’a pas quitté d’ici là!!! Rire